Fiche de paie

Les cotisations sociales sur le SMIC

Sur un SMIC à 1 867,02 € brut, environ 389,09 € de cotisations salariales sont retenues chaque mois, soit 20,8 % du brut. Voici le détail exact, ligne par ligne.

Brut mensuel
1 867,02
35 h / semaine
Cotisations salariales
− 389,09
≈ 20,8 % du brut
Net mensuel (avant impôt)
1 477,93
net à payer

Le détail ligne par ligne

Chaque cotisation finance une branche précise de la protection sociale. Montants calculés sur le SMIC en vigueur (1 867,02 € brut, depuis le 1er juin 2026) :

Cotisation salarialeTauxAssietteMontant / mois
CSG déductible6,80 %98,25 % du brut124,74 €
CSG non déductible (2,40 %) + CRDS (0,50 %)2,90 %98,25 % du brut53,20 €
Assurance vieillesse plafonnée6,90 %Brut128,82 €
Assurance vieillesse déplafonnée0,40 %Brut7,47 €
Retraite complémentaire Agirc-Arrco (tranche 1)3,15 %Brut58,81 €
Contribution d'équilibre général (CEG)0,86 %Brut16,06 €
Total des cotisations salariales≈ 20,8 %389,09 €

Taux 2026 (barème URSSAF, salarié non-cadre). Il n'y a plus de cotisation salariale d'assurance chômage depuis octobre 2018. Le montant officiel du SMIC net publié est de 1 477,93 € : l'écart de quelques centimes avec le total ci-dessus tient aux conventions d'arrondi de la paie. Ne sont pas comptées ici la mutuelle d'entreprise et l'éventuelle prévoyance, qui dépendent de chaque employeur ou convention collective.

CSG et CRDS : pourquoi 98,25 % du brut ?

La CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS ne sont pas calculées sur tout le salaire : elles s'appliquent sur 98,25 % du brut, après un abattement forfaitaire de 1,75 % pour frais professionnels. Sur les 9,70 % de CSG-CRDS au total, seuls 6,80 points sont déductibles du revenu imposable.

Et côté employeur ?

L'employeur paie de son côté des cotisations patronales (maladie, vieillesse, allocations familiales, chômage, accidents du travail, retraite complémentaire...). Mais au niveau du SMIC, elles sont presque entièrement compensées par la réduction générale dégressive des cotisations patronales : depuis le 1er janvier 2026, les anciens allègements (réduction « Fillon », bandeaux maladie et famille) sont fusionnés en un dispositif unique, dégressif jusqu'à 3 SMIC (loi n° 2025-199 du 28 février 2025 et décret n° 2025-887 du 4 septembre 2025).

Concrètement : embaucher au SMIC coûte à l'employeur à peine plus que le salaire brut, alors qu'un salaire plus élevé supporte des charges patronales pleines. C'est un choix de politique publique pour favoriser l'emploi peu qualifié, régulièrement débattu pour son effet de « trappe à bas salaires ».

Sources : barème des cotisations URSSAF (urssaf.fr), montants du SMIC publiés par le ministère du Travail (travail-emploi.gouv.fr) et service-public.fr, loi n° 2025-199 et décret n° 2025-887 (Légifrance).